Sallinger
Maquette inachevée d’une installation vidéo…
Texte de Bernard Marie Koltès
Conception & montage vidéo Jeanne Mathis
Création lumière & captation vidéo Ivan Mathis
Avec Fédéric Andrau, Stéphane Bault, Maryse Borini-Courbet, Xavier Hérédia, Sophia Johnson, Valérie Marinèse-Barboza, Ivan Mathis, Emmanuelle Paquet
Production déléguée Cie Kaïros Théâtre
avec l’aide de CHATEAUVALLON scène nationale dans le cadre d’une résidence de création
Subvention Le Conseil Général du Var
À travers Sallinger, la compagnie explore les relations familialle et le non-dit.
Autour du Rouquin — personnage mort qui continue pourtant de regarder les vivants avec une lucidité troublante — gravitent une famille habitées par ses contradictions et son besoin d’avancer malgré l’incertitude. Tous cherchent une réponse, un sens à donner à ce qui les traverse, mais se heurtent à l’impossibilité de saisir pleinement les raisons d’exister.
La mise en scène prend la forme d’une installation vidéo immersive : six écrans de cinéma dessinent un rectangle au cœur duquel le public, debout, circule librement. Les autres personnages apparaissent à travers les images et les voix diffusées sur les écrans, comme enfermés dans leur propre réalité. Leurs paroles se mêlent, se superposent, se déforment parfois, créant un espace sonore mouvant, intime et troublant.
Seul personnage physiquement présent au milieu des spectateurs : le Rouquin. Entre silence, adresse directe et fragments de mémoire, il traverse cet espace habité par les mots de Koltès.
Le spectateur est ainsi plongé au cœur d’une expérience où images, sons et présence vivante se croisent pour faire entendre la force du texte, ses zones d’ombre, ses élans et ses vertiges.
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