ROUVRIR LE MONDE – ETE CULTUREL

Lancé en 2020, l’été culturel est une opération nationale du ministère de la Culture visant à soutenir des propositions artistiques et culturelles ayant lieu en juillet et août. Favoriser la participation à la vie culturelle, avec des actions gratuites accessibles à toutes et tous, ciblant en particulier celles et ceux ne partant pas en vacances, les jeunes publics et les publics empêchés (personnes âgées résidant en maisons de retraites, personnes en établissements de soin  etc…).

Le langage des mouches explore avec humour le monde animal en s’inspirant librement des fables de Jean de La Fontaine. Insectes et animaux deviennent ainsi le point de départ d’un travail d’écriture, de jeu et d’imagination.

En parallèle des répétitions, un atelier a destination d’enfants de 7 à 11 ans a été mis en place pour écrire une fable, fabriquer des instruments de bruitage et mettre en scène l’ensemble.

Même si Le langage des mouches n’a pas abouti sous la forme d’un spectacle, cette période de recherche a nourri à la fois le travail de la compagnie et son expérience de la transmission.

La Cigale et la Fourmi — Extrait

La cigale qui vit sous terre / Solitaire / Se réjouit quand la chaleur / Envahit son intérieur.  « Voilà l’été ! » s’écrie-t-elle, / Heureuse d’acquérir des ailes.
« Ciao, galerie souterraine !  Vive la vie aérienne ! » 
La larve devient nymphe, se fixe / À une tige. Tel un phénix, / Ou plutôt une sylphide, / Abandonne sa chrysalide.
Ts ts… chantent alors les mâles / Pour conquérir leur égale. […]

   

Dans le prolongement du projet Le langage des mouches, Et la nature ? Elle revient au galop ! poursuit l’exploration du monde vivant, cette fois autour du biomimétisme. Le projet met à l’honneur les animaux et insectes qui inspirent la science et nous invitent à imaginer des solutions plus respectueuses du vivant.

En parallèle du travail de création, plusieurs ateliers mêlant écriture, théâtre, musique et bruitage, ont permis d’aborder le sujet avec des publics très différents.

Les plus jeunes, de 4 à 5 ans, ont découvert le sujet grâce à des chansons. Les enfants de 7 à 10 ans ont monté une pièce de théâtre originale sur le sujet du biomimétisme, étant tour à tour comédien(ne)s et bruiteurs.

Un atelier a également été proposé à des femmes de la Cité Berthe. Après avoir choisi leur « animal totem », elles ont écrit un texte, composé une bande-son et travaillé le jeu avant de le présenter à un public.

Autant de façons d’explorer la nature, de créer et de transmettre, en faisant dialoguer recherche artistique et découverte du vivant.

Travail avec les 4-5 ans

https://youtu.be/g0-uL1FGr0U

Travail avec les 7-10 ans

[…]

Clara – Un ours polaire… dans le sud de la France … Ça y est, j’ai des hallucinations… c’est la fin…

L’ours blanc – Mais non. Je suis réel. La preuve. Tiens.

Clara – C’est quoi ?

L’ours blanc – Un manteau.

Clara – Il est bizarre ce manteau. (Elle enfile le manteau) Wow, incroyable comme il tient chaud.

L’ours blanc – Et ouais… des gars de chez toi ont copié mes poils creux pour le fabriquer

Clara – Tu as les poils creux ?

L’ours blanc – Ouais, rempli d’air, ça m’isole du froid.

Clara – Et tu dis que ce manteau est fait sur le modèle de tes poils ?

L’ours blanc – Ouais. Ils appellent ça un textile isolant poreux. Vous les humains vous inventez des mots trop bizarres.

Clara – Poreux ça veut dire rempli d’air.

L’ours blanc – Ben alors dites textile isolant rempli d’air.

Souvenirs en soi propose un travail sensible autour de la mémoire, mêlant parole, sons, images et souvenirs.

En maison de retraite, les participants ont été invités à faire surgir des fragments de vie : une image, une sensation, une anecdote, une émotion… sans chercher à reconstruire un récit chronologique. Pour stimuler la mémoire, différents supports sonores ont été utilisés : chansons d’époque, archives radiophoniques et extraits de reportages des années 60, 70 et suivantes.

À ces archives s’ajoutait la présence d’un musicien-bruiteur, qui créait en direct des ambiances sonores en lien avec les thèmes évoqués, faisant naître de nouvelles associations et parfois de nouveaux souvenirs.

Au fil des rencontres, chacun a raconté les fragments de vie qui remontaient à la surface. Ces témoignages ont été filmés puis réunis dans un documentaire, projeté en fin de résidence devant les familles.

Un projet où la parole devient mémoire vivante, et où les sons et les souvenirs se répondent pour faire émerger l’émotion.